Mandala

Autour de la méditation

Autour des pratiques méditatives dont je vous ai parlé dans mes articles précédents, je vous demandais de faire certaines pratiques annexes indispensables…

 

Autour de la Méditation, le lieu, l'espace, le temps et les pratiques sont indispensables.

Autour de la Méditation, le lieu, l’espace, le temps et les pratiques sont indispensables.

 

Au début, avant la méditation elle-même, je vous demandais de préparer le lieu de méditation, puis de développer une motivation vertueuse.

À la fin de la séance, je vous demandais de dédicacer votre méditation et les bienfaits obtenus à une cause vertueuse ou au moins positive, puis de profiter quelques instants du calme obtenu avant de retrouver votre rythme normal de vie. Suite à quoi, je vous encourageais à vous récompenser.

Ces activités annexes ne sont pas facultatives, elles sont très importantes

C’est comme si vous vouliez fabriquer une table par exemple.

Votre atelier doit être rangé et vos outils doivent être prêts, vous devez avoir fait un plan avec les mesures, pour savoir à quelles dimensions couper vos planches et tasseaux, et comment les polir et les assembler.

Après avoir fabriqué et assemblé votre table, il faut la vernir pour la protéger et lui permettre de durer plus longtemps. Puis vous pourrez enfin

contempler votre œuvre, voir ce que vous pourrez améliorer, et vous féliciter de cette réalisation.

Toutes les actions entreprises portent réellement leur fruits quand elles suivent ce déroulement.

Y compris les œuvres de l’esprit, telles qu’un roman, une symphonie, un développement informatique et bien entendu, la méditation et la marche vers l’éveil de la conscience.

L’union du corps et de l’esprit.

En fait, nous avons commencé à voir que notre esprit est composite, c’est un agrégat de fonctions et de couches plus ou moins subtiles et dont nous avons plus ou moins conscience.

Pour être un être humain heureux et épanoui, il faut que cet esprit et tout ce qui le compose, fonctionne comme un tout, dans la même direction, de façon harmonieuse. Le corps, qui d’une certaine façon fait partie des couches basses de l’esprit, doit fonctionner également en harmonie avec lui.

La plupart des troubles psychologiques à notre époque viennent d’un dérèglement de ce fonctionnement harmonieux.

Une partie inconsciente de l’esprit va refuser d’aller dans la direction voulue par une partie consciente, cette révolte aboutissant, dans bien des cas, à des maladies mentales ou physiques.

Depuis la névrose légère à la psychose, ou à l’apparition de maladies, ou de blessures dues à des « maladresses » répétées.

Il y a des moyens simples de restaurer l’harmonie, dans l’espace-temps de la méditation. Ces techniques peuvent aussi être appliquées à toutes nos actions non-méditatives, mais les blocages seront peut être plus difficiles à vaincre parce que plus anciens et plus douloureux.

Dans la méditation en revanche, il s’agit d’une activité déconnectée des autres. Une sorte de hobby destiné à notre évolution, à accroître notre compréhension et notre force mentale.

Une activité où nous ne devrions pas traîner de blocages ou des blessures, sauf si nous avons tenté seuls des expériences avancées sans l’aide d’un guide.

Reprenons les différents points permettant la réussite d’une activité :

  • La préparation de l’espace et la réservation du temps.
  • La motivation de départ
  • La définition du but
  • L’activité elle-même
  • La dédicace
  • Le bilan
  • La récompense

Nous avons déjà traité de l’action elle-même dans plusieurs articles.

Dialoguer avec son corps

L’esprit est composite, mais ses parties ne sont pas disjointes. Elles forment un tout.
Le bien-être des unes influence le bien-être des autres.

Nous pouvons utiliser notre raison pour analyser une situation ou projeter des actions, mais la possibilité de vivre réellement une situation ne se fera que si l’ensemble de l’esprit et du corps participent.

Évidemment, on ne « parle » pas aux différentes composantes de notre esprit de la même façon.

Pour que notre conscient se fasse entendre de notre inconscient, il doit s’adresser à chacun de manière différente.

Le corps comprend le bien-être dans la détente et la nourriture, les couches basses de l’esprit également.

L’être humain, une bonne nature ?

Nous pouvons « programmer » le reste de notre esprit grâce à notre esprit conscient, mais aussi de nos actions.

Cela fonctionnera pleinement et avec un maximum d’efficacité si nous allons dans le sens de notre nature première qui est avant tout une nature tournée vers les autres et le partage.

On peut douter de cela quand on voit les mauvais comportements de beaucoup de personnes, mais je parle vraiment de nature profonde, celle qui nous a permis de nous élever dans la nature.

Sans coopération, les humains n’auraient jamais pu devenir ce qu’ils sont.

Sans amour ni altruisme, aucune œuvre artistique ni aucune grande réalisation n’aurait pu se faire.

Réfléchissez-y, les mauvais comportement ont été des tentatives d’appropriation des qualités humaines des autres au profit de quelques égoïstes, et dans l’histoire, cela n’a jamais donné de fruits durables.

La « loi du plus fort » est la loi du perdant.

La motivation et le but

Si notre motivation est mauvaise, notre pratique sera perturbée, et les fruits seront de la nature de notre motivation.

Nous n’éveillerons pas notre conscience, les qualités de concentration que nous obtiendrons seront entachées d’un aveuglement aux autres et à nous-même.

Nos mauvais penchants prendront le pas sur les bons, nous isolant dans une solitude psychologique névrotique, et développant une paranoïa, sensée nous protéger du monde extérieur.

Ce faisant, nous nous couperions nous-même de toute capacité de percevoir le monde tel qu’il est vraiment.

Ces points vont sembler plus difficiles à ceux d’entre-vous qui souffrent au quotidien de relations tendues avec d’autres personnes qui se comportent comme des brutes ou des égoïstes.

Dites-vous que vous n’êtes pas les seuls à souffrir, et concentrez vos bonnes pensées sur ceux qui vous sont chers, ceux qui sont dans la même situation que vous, voire pire.

Et surtout évitez de penser à vos « tortionnaires » en mal. Ignorez-les simplement. Ils ne font pas partie de votre pratique qui devient un lieu privé capable de vous donner la force nécessaire pour mieux les supporter plus tard.

Créez votre sanctuaire dans votre espace-temps de méditation.

La compassion

La capacité à développer de l’amour et de la bienveillance envers des gens qui vous traitent mal au quotidien viendra plus tard, mais pour le moment, vous n’êtes pas des saints et vous devez parcourir votre chemin étape par étape.

Il nous faudra revenir sur ces points dans d’autres articles. Le développement de la compassion fait partie du chemin vers l’éveil, mais il n’est pas si facile à emprunter.

Enfin n’oubliez pas de choisir des phrases positives et exprimées à la voix active. Notre mental de base et le cerveau ne comprennent pas la voix passive.

Les injonction négatives sont pire encore, elles provoquent des mécanismes de défense, d’oubli et de fermeture de l’esprit.

C’est une fonction naturelle et puissante de protection, contre laquelle il est inutile de luter.

La dédicace

De la même façon, la dédicace, qui est l’action de faire un bilan des bienfaits de notre pratique et de les dédier à une cause positive, cette dédicace est primordiale dans une pratique méditative.

C’est ce qui clôt la partie mentale de la pratique.

Elle est le vernis sur la table, elle permet de fixer les bienfait en les identifiant et en les associant rétrospectivement à la séance de méditation.

En dédiant les bienfaits à une cause positive, nous créons une action véritable pour produire cette cause.

Agir pour actualiser les buts

Tout voyage commence par un premier pas.
Comment être meilleur, plus fort mentalement, il faut agir.

Comment agir ? La méditation que nous avons faite est une action. Nous la dédicaçons à l’obtention de ces qualités, et donc nous avons

réellement agit pour produire ce but. La dédicace permet à notre esprit au complet de faire le lien entre l’action et le résultat souhaité.

La dédicace doit donc aller dans le même sens que la motivation de départ.

La récompense

La récompense, c’est le poisson donné à l’otarie.

Nous nous adressons au corps. Le corps est comme un animal domestique, comme un petit enfant. Il faut l’éduquer, avec bienveillance, et en l’associant à notre chemin.

Sans contrôle, ses pulsions primales prendront le pouvoir sur notre esprit.

Nous avons vu dans l’article sur les émotions que le corps interagit directement avec l’esprit, par l’intermédiaire des systèmes endocriniens, et parce qu’il est totalement innervé et qu’il est prioritaire dans les mécanismes de survie.

Le corps est comme un cheval. Il est sensible et

doit être bien dressé et bien soigné pour nous emmener où nous le désirons.

Il est sensible à nos humeurs mais cela ne sert à rien de lui faire un discours, il n’interprétera que le ton de notre voix. Il saura si nous avons peur, alors il sera craintif. Il saura si nous sommes content de lui, alors il sera content et détendu.

Et s’il s’est bien comporté, une friandise lui fera encore plus plaisir, et il sera impatient de recommencer avec nous.

Éduquez votre corps, avec bienveillance, il vous accompagnera sur votre chemin, s’il est malade ou maltraité, les ressources de votre esprit seront mobilisées pour survivre.

Pour toutes ces raisons, je vous encourage à ne pas négliger les activités autour de la pratique méditative. Reprenez vos motivations et dédicaces pour qu’elles soient positives et fortes.

Vous aurez alors la surprise de voir vos buts se réaliser.

À bientôt.

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