Mandala

Combattre la tachycardie

En réponse à un commentaire de Romain.

Je rentre juste de vacances et ces dernières semaines ont été passées loin d’une connexion internet.
Pendant cette absence du monde virtuel, j’ai eu des mails mais aussi un commentaire de Romain sur l’article “Technique d’endormissement”.
Ce grand commentaire pose un problème auquel je ne peux pas répondre en quelques lignes, aussi vais-je le faire dans cet article spécial car je crois que cela peut intéresser tout le monde.

Bonjour,

J’ai lu quelque uns de vos articles avec intérêt et je compte bien les mettre en pratique le plus tôt possible.
 J’ai une petite question, peut être pourrez vous y répondre ou me guider vers une méthode à appliquer.

J’ai souvent des difficultés à m’endormir à cause des battements de mon cœur.
Je m’explique: mon cœur bat normalement, à vitesse régulière mais parfois bat assez fort ce qui me réveille la nuit (la journée parfois aussi si je me concentre dessus) et à force je me focalise sur ces battements ce qui est pire car j’ai l’impression que du coup mon cœur s’accélère et bat d’avantage plus fort.

Et à force mon esprit bloque la dessus et je n’arrive pas à ‘faire le vide’ dans ma tête comme si mon cerveau ne voulait pas se mettre en veille.

Ce qui fait que j’ai des difficultés à m’endormir ou des réveils nocturnes, ce qui casse mon rythme de sommeil.

J’ai déjà consulté et fait des tests et rien d’anormal n’en ressort, j’ai un cœur en parfaite santé.

Pour info j’ai 27 ans et j’ai repris le sport (musculation) depuis peu.
Je sais que le problème est purement psychologique vu que j’ai déjà eu ça même sans faire du sport mais je n’ai pas trouvé pour le moment de réelle solution à ce problème.

En vous remerciant déjà d’avoir lu ainsi que pour vos articles très instructifs.

Merci pour ce commentaire Romain,

Si votre problème est d’ordre psychologique, il peut effectivement être résolu par la méditation, mais il faut s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un problème physiologique à la base.

Je vais être volontairement « lourd » en cherchant d’abord des causes physiologiques, puis nous verrons ensuite les causes mentales et une méthode pour ralentir vos battements cardiaques.

Le cœur dans la poitrine

Causes physiologiques possibles

Vous me dites avoir consulté à ce sujet, ce qui est bien le premier réflexe à avoir.

La tachycardie peut être directement due à problèmes cardiaques.

Les problèmes de dérégulation électrique du cœur sont rares et apparaissent généralement après 60 ans.

À votre âge par contre, c’est plus rare et cela pourrait être provoqué par le stress ou l’anxiété.

Faites quand même vérifier vos taux hormonaux, la thyroïde et les glandes surrénales sont impliquées dans la régulation des battements

cardiaques ainsi que je l’abordais dans mon article sur les émotions.

Une fois que tout cela est vérifié, que reste-t-il ?

L’inactivité peut provoquer cela mais vous êtes sportif.

La musculation peut toutefois fournir de multiples causes de tachycardie.

Veillez à ce qu’au moins 30% de votre temps de sport soit dépensé en activité aérobique ( course à pied modérée, natation, avirons, etc..) de façon à ne pas vous intoxiquer à l’acide lactique et à développer votre volume cardiaque.

Que faire ?

Hydratez-vous beaucoup et souvent pour garder une bonne fluidité sanguine et protéger les reins.

Évitez les excitants ou les compléments alimentaires de musculation sur de longues durées.

La musculation fait souvent un usage exagéré de brûle-graisses à base d’alcaloïdes, caféine ou autres, et de protéines pures ou d’acides aminés spécifiques.

Bien sûr, évitez les abus d’alcool et de café, et surtout réduisez ou supprimez le tabac.

Le canabis peut aussi être la cause de troubles arythmiques.

Mais en tant que sportif vous devez déjà avoir une vie plus saine que la moyenne des gens.

Le fait d’avoir eu déjà ces symptômes avant le sport peut aussi orienter vers une musculation trop stressante qui empirerait vos tendances.

Sinon, il peut s’agir d’un problème hormonal, vos premières crises sont-elles apparues à la puberté, ou bien avant ?

Revenons à des causes mentales

L’augmentation du rythme cardiaque pour des raisons psychologiques est le cas le plus courant.

Le cerveau va gérer une production anormale d’hormones pour faire face à un stress et préparer le corps à réagir… sauf qu’il n’y a rien à fuir.

Tant que l’adrénaline n’est pas consommée, votre cœur va battre plus fort.

Si en plus cela provoque une peur ou une inquiétude, cela devient un cercle vicieux, et votre cœur battra encore plus fort et plus vite.
C’est normal, puisque l’inquiétude va produire les causes pour accélérer encore le rythme cardiaque.

Ce phénomène ressemble à celui du rougissement excessif (dans le cas où c’est psychologique) pour certaines personnes.

Les battements du kodo résonnent dans notre cœur

Il faut agir sur deux aspects simultanément

  • La décontraction
  • Les causes de vos peurs, conscientes ou non.

La décontraction,
Là encore, agissez sur deux niveaux :

  • La décontraction immédiate
  • La détente sur le long terme

Méthode de décontraction immédiate

Il faut pouvoir agir le plus vite possible sur les symptômes pour éviter leur emballement.

Ce n’est pas ce qui vous empêchera de vous réveiller la nuit, mais cela va calmer votre crise dès qu’elle se produit.

Gardez le dos droit sans crispation, le dos droit dépendra de votre position, debout, assis ou couché.

Si vous êtes couché, mettez-vous sur le dos.

Maintenant pratiquez au moins trois respirations complètes comme que je les ai décrites dans “Apprendre à respirer” avec une différence importante :

Dans l’article “Apprendre à respirer”, je vous disais de ne pas bloquer la respiration en fin d’inspiration, dans votre cas, vous allez bloquer votre respiration après l’inspiration.

Gonflez bien vos poumons, mais sans forcer quand même.

Puis bloquez au niveau de la gorge et laissez vos muscles respiratoires se détendre et levez la tête en restant en apnée 3 à 4 secondes.

Pendant cette apnée, massez doucement votre cou au niveau des carotides.

Pressez en remontant, relâchez, puis pressez en redescendant et relâchez.

Expiration

Soufflez : en soufflant, baissez la tête pour la ramener droite et massez très doucement vos yeux fermés avec la paume de vos mains, vous ne devez pas avoir les yeux rouges à la fin de ces respirations.

Lorsque vos poumons sont vides, pendant 2 à 3 secondes, laissez-les vides et baissez la tête pour aller poser vos mains derrière votre nuque, plus bas que la base du cou.

En inspirant une nouvelle fois, remontez vos mains en massant de chaque côté de la colonne vertébrale jusqu’à la base de votre crâne.

Si vous êtes allongé sur le dos, bien sûr, cela sera impossible.

Les mouvements de tête seront également limités.

La position sur le dos n’est donc pas idéale, mais elle sera utile en pleine nuit pour éviter de vous réveiller complètement.

Dans ce cas, remplacez le massage de la nuque par le même mouvement derrière vos trapèzes.

Pendant la phase d’expiration, ne laissez pas l’air s’échapper brutalement de vos poumons, soufflez par le nez en réduisant le débit en arrière gorge, cela devrait faire un bruit d’air nettement perceptible.

Ne bloquez pas votre gorge pendant la courte apnée poumons vides.

Prendre son corps en amitié

Pendant tout ce temps, vous entendez les battements de votre cœur, écoutez-les avec attention mais ne considérez plus ces battements comme une source d’inquiétude mais plutôt comme un bruit “ami”.

C’est votre cœur, vous savez qu’il fonctionne bien, prenez conscience qu’il participe à votre santé en faisant circuler votre sang et en purifiant votre organisme.

Traitez-le avec confiance et plutôt que d’éviter le bruit, concentrez-vous sur ses battements que vous avez la chance d’entendre et de ressentir.

Vous allez les entendre ralentir pendant les

phases d’inspiration et d’expiration.

Ne faites pas trop de respirations de ce type, de trois à cinq, jamais plus de sept.

Si cela ne suffit pas, passez à une respiration complète normale, telle que je l’ai décrite dans “Apprendre à respirer” tout en continuant d’écouter “amicalement” votre cœur.

Une fois calmé, restez un petit moment à savourer le bien être et le calme.

Apprenez à ne plus craindre vos battements de cœur, mais à avoir confiance en votre corps comme vous feriez confiance à un ami.

La détente sur le long terme

Pour le long terme, la méditation va vous aider.

Il vous faudra pratiquer à la fois les formes de méditation en mouvement et les méditations assises.

Pensez dès à présent à traiter votre corps amicalement, comme un allié, après tout, il fait partie de vous.

Lors de crises de tachycardie, sachant qu’aucun problème physique n’existe pour vous, écoutez votre cœur avec plaisir et confiance et calmez les battements avec la méthode décrite plus haut.

La goutte d'eau qui calme ou rend fou

La goutte d’eau

C’est comme la goutte d’eau qui tombe avec régularité dans un évier. Certains vont devenir fous à cause de ce bruit, d’autres vont l’utiliser pour se décontracter.

Ce bruit est sans danger, c’est la même goutte d’eau, mais la façon de l’écouter va faire la différence dans l’esprit de l’auditeur.

Pour les causes, qui peuvent venir de peurs ou de blessures enfouies, c’est un chemin délicat, à aborder avec précaution et parfois avec l’aide de quelqu’un, un ami, un maître, un psychologue, tout dépend du type de blessure et de la confiance que vous pouvez placer en la personne.

Et bien sûr, la lecture des articles de ce site devrait vous aider.

En comprenant le fonctionnement de l’esprit, on apprend à le maîtriser et à utiliser ses ressources cachées.

Continuer à méditer, pour maîtriser son esprit et son corps

Je termine cet article ici, mais d’autres articles viendront approfondir vos connaissances et possibilités d’action sur votre esprit.

N’hésitez pas à me faire un retour sur votre problème et l’application de la méthode que j’ai décrite.

À bientôt.

4 commentaires pour Combattre la tachycardie

  1. Abdel a dit :

    BONJOUR
    Je fais des tachycardies après efforts et stress depuis deux semaines.
    Le pouls monte jusqu’à 145 .
    Le cardiologue à dit que tout est normal.
    Plus l’effort est intense plus les battements sont rapides et durent.
    Je ne sais pas si la tachycardie est due à la peur ou à autre chose.

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Bonjour Abdel.
      Je vais énoncer quelques banalités sur le plan médical, mais il est important de cerner votre problème. De plus, je ne suis pas médecin moi-même et ne compte pas me substituer à un médecin ou interférer avec un avis médical.
      Voir un médecin et un cardiologue sont effectivement les bons réflexes à avoir. Les premières causes à éliminer sont d’ordre médical et il est important de consulter auprès de spécialistes.

      Préambule : les causes normales
      Si je lis votre commentaire au premier degré, tout semble effectivement normal. Vous parlez d’effort sans préciser de quel type et on peut imaginer qu’il s’agit d’une activité sportive. Dans ce cas, selon l’intensité il est normal que les battements soient plus ou moins rapides et durent plus ou moins de temps. 145 n’est pas exceptionnel pour une course à pied par exemple.
      Le stress, surtout s’il est accompagné d’émotions fortes, provoque naturellement une augmentation du rythme cardiaque.

      Si vous vous inquiétez, et si vous vous connaissez bien, le fait que vous trouviez cela anormal signifie que c’est inhabituel. Dans ce cas, c’est qu’effectivement il y a un élément qui a changé, physiquement ou psychologiquement, que ce soit pour vous ou votre environnement de vie.
      Je dispose de trop peu d’éléments à travers votre commentaire. Je ne connais pas votre âge, votre constitution physique, votre environnement de travail, amical ou familial. Je ne sais pas quelle activité physique vous pratiquez et si c’est du sport ou un travail faisant appel au physique. Enfin, vous n’indiquez pas la durée de récupération d’un pouls normal après l’effort, ni votre pouls au repos ni votre tension.

      Toutefois, je pense que tous ces éléments ont dû être pris en compte par le cardiologue. La réponse qu’il vous fait est rassurante sur le plan physique, cela signifie que vos constantes sont dans la normalité de sa patientèle et la moyenne de la population, à priori, il n’y aurait pas de problème.
      Mais votre ressenti indique que quelque chose ne va pas. Cela peut être d’ordre psychologique, ce qui n’amoindrit pas l’importance de ce problème, puisqu’un mal-être peut réellement se transformer en maladie.

      Comme vous avez lu mon article, vous avez sans doute essayé les méthodes de méditation que je décris. La méditation n’est pas une forme immédiate de relaxation et nécessite une pratique régulière, même si certains effets se produisent rapidement.

      J’en viens enfin plus spécifiquement à votre problème
      Tous ces éléments normaux étant passés en revue, vous avez eu la démarche de m’écrire et je vous remercie de votre confiance.
      Votre malaise perdure donc et votre inquiétude s’accroit. À travers ce que j’ai écrit en préambule, je pense que vous devez avoir des raisons de vous inquiéter même si ces raisons ne sont pas conscientes ni perçues autrement que par vos symptômes. La bonne nouvelle c’est qu’il ne semble pas que vous soyez physiquement en danger selon l’avis des spécialistes. Il faut donc chercher ailleurs.
      Je ne vais pas vous demander plus de détails en commentaires, car cet espace est public et il ne convient pas pour parler de choses qui peuvent très personnelles.
      Comme je l’ai indiqué sur ce site, j’ai ouvert un cabinet à Paris dans lequel j’enseigne la méditation en groupe ou en individuel, mais surtout, je prodigue des soins énergétiques notamment par une forme de massage qui ré-harmonise l’ensemble de la personne sur les plans psycho-corporels. Ce n’est pas qu’un simple massage, et l’écoute de vos problèmes me permet de vous aider soit directement, soit par des conseils de vie, soit par l’orientation sur d’autres spécialistes médicaux ou para-médicaux.
      Si vous n’habitez pas près de Paris, écrivez-moi un mail dans lequel vous pourrez m’en dire plus. Je vous répondrai. Toute conversation personnelle reste totalement confidentielle, que ce soit par mail, par téléphone ou de vive voix, de même que tout ce qui ce passe ou se dit dans mon cabinet ou lors de rencontres.
      N’hésitez pas.

      Mon site de massothérapie : http://www.pascal-bonnerue.fr
      Mon adresse mail professionnelle : praticien@pascal-bonnerue.fr

  2. mei a dit :

    Merci pour ces précieux conseils!

  3. lynda a dit :

    c’est reposant de vous lire langoisse est le mal du siecle j’en souffre et pour cinq minutes je me suis sentie bien le temps de lire votre article continuez a nous donner des
    conseils pour combattre l’angoisse.

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