Mandala

L’engagement du guerrier

Pour ceux qui décident de s’engager dans une pratique et de parcourir une voie, il n’existe qu’une façon de réussir.

Cette voie peut être celle du samouraï, celle du service aux autres ou être une voie spirituelle.

La Voie, dans ce cas pourrait être écrite avec une majuscule, il s’agit de ce que les japonais nomment Dô, et diffère d’une simple pratique par l’engagement que le pratiquant va investir dans cette voie.

Musashi

Dans ce blog, le but est spirituel, il s’agit de se libérer de l’illusion et de prendre le contrôle de son esprit.

Que l’on soit laïc ou religieux, ce but peut être recherché par différents biais, celui de la philosophie au sens large et agnostique, ou celui de la pratique religieuse pour les philosophes religieux.

Je ne favoriserais pas une religion par rapport à une autre, de même que je ne favoriserai pas une approche religieuse par rapport à une position agnostique, car chaque chemin comporte ses vérités pour peu qu’on s’y intéresse.

Je donne ici des clefs pour un chemin spirituel qui peut être enrichi par la pratique accompagnant des vues scientifiques et des vues religieuses.

Définition de la Voie

Une voie, comporte un but, ce but est indispensable, il s’agit de ce qu’il faut atteindre.
Il faut donc s’assurer que ce but nous mènera réellement vers une évolution de nous même.

Ainsi, le but doit être juste.

Cela signifie que nous devons être sûr qu’une fois ce but atteint, la personne que nous seront devenus sera une personne meilleure, possédant des possibilités supérieures à ce que nous avons aujourd’hui, et que nous avons développé ces qualités sans spolier d’autres êtres.

L’atteinte du but doit être due à nous seuls, par nos efforts, par nos propres moyens.

La possibilité d’atteindre un but élevé reposera de toutes façons en grande partie sur notre chance de rencontrer d’autres êtres qui parcourent la même voie

Soit loin devant nous, comme les maîtres qui nous dispensent leur enseignement, soit à côté tels des frères de route avec qui une aide mutuelle, voire une protection mutuelle vont pouvoir se développer.

Comme avec des camarades de classe dans les

études, ou des équipiers dans une équipe sportive.

Les pratiquants moins avancés que nous sont aussi des aides qu’il ne faut pas négliger, soyons humbles, car le bon sens de certains pratiquants débutants peut nous donner certaines clefs que nous ne possédions pas.

En effet chaque personne emprunte un chemin en ayant ses propres acquis et il y a beaucoup à gagner à aider les gens moins avancés, ne serait-ce que par l’obligation qu’ils nous font de reformuler des choses qui nous semblaient évidentes mais qui reposaient seulement sur une foi aveugle de notre part.

Résumons : il faut s’entraider toujours, mais ne jamais spolier les autres ni les exploiter.

On ne peut jouir d’une victoire que si c’est la sienne et qu’elle est obtenue sans tricherie.

Le chemin

Le but est comme les maisons d’un village que vous apercevez sur le flan d’un montagne.

Vous savez que vous devez les atteindre, vous pouvez les voir distinctement, et d’une certaine façon, elles semblent proches et accessibles.

Le problème, c’est le chemin que vous devez emprunter pour les atteindre.

Ce chemin, il vous faut le planifier, vous pouvez faire cela grâce à vos compétences qui vont vous permettre de choisir ce qui vous semble être le meilleur passage en fonction de vos connaissances de la montagne, de la météo, de votre état de fatigue et de vos vivres.

Vous pouvez donc prendre vos précautions, emporter des vivres et des vêtements, voire un couchage si vous sentez que les maisons sont plus loin qu’elles ne le paraissent.

Puis après des heures et des heures de marche où vous avez vu votre but s’approcher, vous vous rendez compte qu’il y avait une crête cachée par par une autre, ce sera donc plus dur.

Puis, derrière la crête, un énorme talweg serpente avec une rivière à franchir dans le fond. Vous y descendez, et vous perdez complètement de vue votre but.

Il faut continuer mais vous n’êtes désormais plus sûr d’être dans la bonne direction.

Vous êtes assailli par le doute.

Dans ce cas, vous ne pourrez continuer qu’avec une grande volonté, une grande foi et une grande résistance, surtout si vous n’avez plus assez de vivres ou que vous vous êtes épuisé.

Un guide spirituel.

C’est pour éviter ces problèmes qu’un guide est indispensable.

Ce guide, sur une voie spirituelle, c’est un maître, un ami qui a déjà parcouru ce bout de chemin, ou qui sait comment le parcourir.

Ce guide, va vous dire comment vous préparer, il va vous mettre en garde contre des dangers que vous ne soupçonnez pas, et même parfois dont vous ne comprenez pas encore la nature.

Ce maître spirituel va être capable de vous donner le chemin à suivre, et les étapes du chemin qui vous permettront à chaque étape décisive d’évaluer votre progression.

En accroissant votre compétence, vous pourrez de mieux en mieux planifier vous-même vos étapes, et poursuivre ensuite au delà du but initial, mais l’aide d’un maître est indispensable pour accomplir au mieux le chemin que vous avez décidé d’emprunter.

L’engagement

Sitting_BullCeci est le point primordial. L’engagement c’est le vœu d’arriver au but en étant indécourageable.

L’engagement du guerrier est indéfectible, il ne peut être remis en question, il détermine une

nouvelle direction de la vie de celui qui le prend.

Pour cette raison, un maître spirituel testera souvent la qualité de l’engagement de son futur élève, car certaines voies ne doivent être empruntées qu’à condition de les parcourir jusqu’au bout.

En empruntant certains voies spirituelles, le pratiquant trouvera des passages sur lesquels aucune hésitation ne sera permise, aucun recul ni aucun abandon.

Dans le chamanisme, beaucoup de pratiquants ne seront acceptés par un maître qu’après une initiation, parfois difficile.

Ces initiations ont pour but de tester l’engagement d’un pratiquant. En échouant, celui-ci s’en tire à bon compte, au pire avec honte, désespoir et quelques cicatrices, mais en général, c’est tout ce qu’il aura risqué.

Le premier pas, impeccable dès le début

Avant de sauter en parachute, on vous fait sauter d’une tour assez haute, en tout cas, c’était ainsi à mon époque.
Vous êtes relié à une grappe de chaines au sol qui s’élèveront au fur et à mesure que vous tomberez.

Arrivé au sol, le poids de chaines soulevé compensera à peu près votre poids moins une charge qui correspondrait à votre accélération pour simuler un atterrissage réel en douceur.

Si l’apprenti parachutiste n’ose pas sauter de la tour, ou s’il se tortille en tombant sous l’effet de la terreur, ou s’il atterrit n’importe comment, il est recalé.

Il s’en tire avec un peu de honte, parfois une cheville foulée, mais c’est mieux que de mourir en sautant mal d’un avion ou de mettre les autres en danger.

Bien sûr, on peut choisir de s’engager seul sur un chemin spirituel.

Cela veut dire qu’on prend soi-même l’engagement indéfectible d’y arriver.
Cela signifie que l’on devra s’attendre à trouver des embûches, de l’adversité, des incompréhensions, des impasses.

Cela signifie qu’on devra s’engager à surmonter tout cela, à être capable de revenir sur ses pas sans abandonner le chemin, et de pouvoir repartir.

Cela signifie apprendre de ses erreurs sans concessions pour soi-même, chercher la connaissance, recueillir l’enseignement des maîtres, et expérimenter en restant honnête et ouvert aux autres. Et si possible trouver un maître, voire plusieurs qui nous guideront chacun sur sa partie de voie.

aigle en vol

Le guerrier de l’éveil

Pourquoi utiliser ce terme de guerrier ?
Parce qu’un guerrier doit posséder toutes ces qualités.

  • Être indécourageable sans craindre pour sa vie, mais sans se sacrifier inutilement.
  • Savoir se préparer et s’entraîner.
  • Être adaptable pour progresser quel que soit le terrain, quelle que soit la menace, quelles que soient les difficultés.
  • Être compétent, en développant ses savoirs faire, sa sagesse, sa compréhension.
  • Protéger et défendre les autres, et savoir se protéger.
  • Savoir s’armer et utiliser le terrain et les ressources extérieures et intérieures pour vaincre.
  • Savoir prendre rapidement la bonne décision et la suivre sans hésiter.
  • Avoir une attitude non ambigüe, assumer ses choix et ses erreurs et se comporter avec dignité.

En un mot, un guerrier de l’éveil doit être

impeccable, c’est à dire qu’il doit réunir toutes les qualités énumérées ci-dessus.

Dans la voie spirituelle, le combat est mené contre soi-même, contre ses égoïsmes, ses préconceptions erronées, ses propres défauts. Un vrai guerrier combat aussi cela et s’entraîne pour développer ses propres qualités.

Le but premier est d’obtenir la libération des illusions, la maîtrise totale de son esprit et avoir ainsi l’accès complet au vérités de l’univers dont nous faisons partie.

Le but suivant, sera de ne pas être seul sur cette voie et de montrer à son tour le chemin aux autres êtres.

Cette aspiration peut être présente dès l’origine lors de l’engagement sur la voie.

Ce n’est pas par hasard que le Bouddha est né dans la caste des guerriers et non des Brahmanes.

Science et conscience

La science s’est considérablement développée depuis plus d’une centaine d’années.

Beaucoup de scientifiques et d’explorateurs ont suivis à leur façon une voie du guerrier, sacrifiant parfois leur vie pour répandre la vérité et permettre aux autres de continuer leur œuvre.

L’utilisation de la science peut sembler contestable dans bien des cas, mais la science elle-même n’est qu’un outil de savoir, un chemin vers la connaissance, et nombre de scientifiques sont des gens passionnés, généreux, travaillant souvent pour peu de chose à des inventions qui dessinent le monde de demain.

Dans le domaine spirituel, l’engagement du guerrier doit être encore plus fort.

Les connaissances sont plus difficiles à obtenir car elles sont du domaine de l’esprit autant que du monde, elle sont soumises aux illusions et il est difficile de trouver un chemin de vérité.

Les voiles à la connaissance sont nombreux et difficiles à dissiper et les chemins spirituels sont nombreux même si les buts se ressemblent.

En conclusion, aspirez à devenir ce guerrier impeccable, que ce soit dans le domaine spirituel ou dans un autre domaine, le but premier de cet engagement sera d’être un meilleur être humain, pour vous-même, et pour les autres.

C’est la plus belle voie qui puisse être.

À partir de là, poursuivez le but de votre vie, choisissez un chemin honorable et cherchez les conseils d’amis sur ce chemin et de maîtres.

A très bientôt.

6 commentaires pour L’engagement du guerrier

  1. Cédric a dit :

    Cher Pascal Bonnerue,
    J’espère que vous me pardonnerez pour ma franchise. Je ne doute pas du tout de votre sincérité, mais votre compréhension de la spiritualité, de la méditation ou de l’éveil, peu importe le nom qu’on lui donne, est erronée. Aucune voie, aucune méthode ne peut mener à la libération de la souffrance. Nous aimerions qu’il en soit ainsi, ce serait rassurant mais cette approche ne fait que nous conforter dans nos illusions. Est-il oui ou non possible d’être libéré vivant de tout questionnement existentiel et de toute souffrance ? La barre est seulement là pour toute véritable soif spirituelle, et la réponse est oui : c’est le sens du témoignage de Bouddha, Ramana Maharshi, Nisargadatta et Krishnamurti. Eux étaient de vrais enseignants car ils ne croyaient plus : ils savaient. Et le sens de leur témoignage est que seul le sérieux – un sérieux absolu – mène à la libération : il faut être prêt à perdre vraiment toutes nos illusions pour trouver la vérité qui libère de tout conditionnement. Et c’est là où la plupart d’entre nous achoppent : au fond, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous préférons nos illusions à la vérité : nous avons tort, car quand bien même nous voudrions fermer les yeux sur notre misère, tout au fond de nous-mêmes, nous savons que nous sommes dans la confusion et que nous souffrons. Les bouddhistes n’ont pas plus compris Bouddha que les non-dualistes n’ont compris Nisargadatta et que Krishnamurti n’a été compris par ceux qui se réclament de son enseignement. Lui-même, à un proche, a confié que parmi les milliers de personnes rencontrées, très faible était le nombre de celles sur la vie desquelles son enseignement avait eu un impact significatif, et que personne n’avait atteint la conscience à laquelle il désirait tant éveiller ses frères en humanité. Quant à Nisargadatta, il disait que les vrais disciples sont rares : il faut peser attentivement leurs déclarations pour comprendre que l’immense majorité des hommes et des femmes engagés dans une voie spirituelle, ne sont pas dans la disposition nécessaire pour trouver la vérité, et ne sont pas plus spirituels que ceux qui ne s’intéressent pas à la spiritualité. Je livre à votre méditation ce passage des entretiens de Nisargadatta dans le livre JE SUIS : « vous créez un univers verbal, un univers de mots, d’idées, d’abstractions et de concepts qui s’entrecroisent et sont interdépendants et qui, de la plus étonnante des manières, s’engendrent, se soutiennent et s’expliquent réciproquement mais qui, malgré tout, sont dépourvus d’essence comme de substance, et ne sont que de simples créations mentales… »
    En toute amitié et égalité
    Cédric

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Cher Cédric,
      Merci pour votre commentaire.
      Je ne sais que répondre à votre post car j’ai du mal à en discerner la motivation et plusieurs choses m’y semblent antagonistes.

      Vous me dites qu’aucune voie ne peut libérer de la souffrance, et plus loin vous dites qu’il est possible de le faire, ce qui a été le cas pour de grandes figures, telles que le Bouddha, Ramana Maharshi, Nisargadatta et Krishnamurti. Alors, quel est le sens de leur enseignement s’il ne mène pas à la libération ; et s’ils n’y croient pas eux-mêmes, cela signifierait qu’ils ne connaissent pas la voie à suivre, mais pourquoi les qualifiez-vous de grands enseignants dans ce cas ? Qu’est-ce qui leur permettrait ou nous permettrais de dire qu’ils savent directement ? Une foi aveugle ? mais ce n’est pas ce qu’ils enseignent.

      Sous-entendriez-vous avoir atteint l’état de libération complet, et être le seul à comprendre ces maîtres, considérant les autres personnes s’agitant dans leur voie spirituelle comme étant incapables de se libérer et ne valant pas mieux que ceux qui ne s’en préoccupent pas ? Quel est votre apport dans ce cas à la motivation qu’auraient les autres êtres de se libérer ?

      Vous me dites que ma « compréhension de la spiritualité, de la méditation ou de l’éveil, peu importe le nom qu’on lui donne, est erronée », peut-être alors pourriez-vous m’indiquer en quoi, d’autant que pour le moment, il s’agit de trois choses différentes dans ce que je présente.

      Il est vrai que tant que nous n’avons pas atteint l’éveil complet, il est difficile de faire le tri entre l’univers illusoire de nos perceptions, de nos préconceptions, avec l’univers tel qu’il est réellement sur tous ses plans d’existence et de manifestation. Mais les enseignements donnés par les vrais maîtres et par les éveillés tracent un chemin, une voie à suivre, donnent des indications sur les étapes de la voie pour permettre de savoir si nous y sommes toujours, et enfin, donnent leur aide pour atteindre le but. D’autres ont atteint l’éveil en suivant ces enseignements. Le « Bouddha chinoi » grassouillet est le moine Ho Sang et vivait au 10ème siècle de notre ère lorsque qu’il atteignit l’éveil. Djé Tsongkapa, a repris de façon méthodique ces méthodes en les apportant au Tibet sous forme de « Lam Rim », de chemins vers l’éveil.

      Lorsque vous parlez du sérieux absolu, cela ne fait que reprendre mon article sur l’engagement du guerrier ; de même que la volonté de se libérer de l’illusion plutôt que de vivre dedans, complaisamment et d’en subir les souffrances.

      Vous ne mettez pas en doute ma sincérité au début de votre commentaire, juste avant le « mais », et vous avez bien raison, je progresse à mon rythme sur cette voie depuis des dizaines d’années, des choses qui me paraissaient inaccessibles font partie de moi maintenant. Je pratique différentes formes de méditations depuis très longtemps et connais intimement ce sujet. Je n’ai pas créé ce site parce que c’est « à la mode » mais pour aider tous ceux qui désirent entrer dans une voie spirituelle, ceux qui y sont déjà, et ceux qui cherchent simplement à vivre mieux en maîtrisant leur esprit.

      Ce site est un ensemble d’outils, qui bien utilisés feront progresser le lecteur. Il ne remplacera pas un enseignement direct de maître à disciple, mais permettra d’avancer dans la bonne direction, en évitant au mieux les idées fausses.
      Avec des mots simples, j’y invite à pratiquer plutôt qu’apprendre une connaissance purement intellectuelle.
      De plus, les traditions religieuses ne s’expriment pas de la même manière, elles sont façonnées par leurs cultures respectives, mais à plus haut niveau, elles convergent et permettront à celui qui arpente sa propre voie de savoir trouver la bonne direction.

      Désolé pour cette longue réponse à votre commentaire, qui n’était d’ailleurs pas une question. J’espère toutefois avoir été clair sur l’ensemble des sujets que vous avez soulevé.

      En toute amitié également.
      Pascal.

  2. LightGuy a dit :

    Bonjour, je vois que ces posts sont un peu anciens de plusieurs, mais j’y vais quand même, et si vous tombez sur mon message s’il vous plait réagissez.
    En effet cela fait très bien longtemps que j’essaie désespérément à comprendre le monde spirituel et devenir un guerrier de la lumière mais sans succès. Et donc si quelqu’un saurait m’orienter comment trouver un maitre cela m’aiderait d’avantage.

    Merci d’avance a tous,
    Lightguy

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Bonjour LightGuy,

      Je comprend très bien ta démarche et ton ambition. Certains écrits sont inspirants, notamment le manuel du Guerrier de la lumière de Paulo Coelho.
      Parfois, ce sont des rencontres qui nous font comprendre qu’il faut orienter sa vie et ses actions vers une voie spirituelle.
      Lorsqu’on en prend conscience, c’est comme si le monde frappait à notre porte pour nous apporter des indices.
      Tu es tombé sur mon article, des livres apparaissent comme par hasard à ta portée dans ta librairie, des rencontres surprenantes se produisent.
      Mais ce ne sont que des indices, des possibilités, aucune voie ne semble claire et de nombreux charlatans t’attendent au tournant, transformant ton engagement en cauchemar. Comme c’est le cas de ceux qui tombent dans des sectes.
      Je serais tenté de raconter ma propre démarche si ce n’était trop personnel pour être livré sur internet, et sujet à être interprété de travers ou négativement.

      De plus, je ne connais pas ton parcours ni le milieu dans lequel tu évolues, je ne peux donc pas t’orienter dans une voie précise sans te connaître mieux, car chacun doit avoir son propre parcours et c’est le rôle d’un maître de pouvoir t’orienter sur le tien, celui où tu t’épanouira réellement.

      Sur ce site, je présente les bases du parcours spirituel, tout en allant assez loin dans les pratiques. J’évite de pousser les lecteurs vers une tradition précise, tout en lui donnant des clefs pour avancer plus loin dans ce qu’il aura choisi. C’est volontaire car chaque chemin est particulier. J’ai des amis, que je forme à la méditation ou à une voie spirituelle, et souvent, cette voie n’est pas la mienne mais j’apporte toutes l’aide possible car toutes les traditions spirituelles où religieuses ont beaucoup en commun, surtout aux niveaux élevés de connaissance et de compréhension. Le but étant la réalisation de soi.

      On dit que lorsque le disciple est prêt, le maître apparaît. Cette phrase est très juste, mais au début, elle peut décourager quand on ne voit personne venir nous aider alors qu’on pratique avec enthousiasme.

      Pour te donner un vrai conseil, pratique la méditation et maîtrise ton esprit. Discipline tes émotions et continue de chercher, non pas directement un maître, mais ce qui peut te faire avancer sur ta voie. Ne te laisse pas manipuler ou entraîner dans des directions qui porteraient atteinte aux autres.

      Le maître apparaîtra, d’abord comme un ensemble de jalons, des lectures, des rencontres des expériences qui viendront au bon moment t’apporter des réponses. Puis, plus tard, comme une personne physique, ou plusieurs. Cela viendra forcément.
      Tu dois aussi aller écouter des enseignements, poser des questions, les maîtres spirituels et leur enseignement, ne manquent pas et tu auras peut-être la révélation d’avoir trouvé le tien. Mais ne t’engage pas à la légère, prend le temps d’en voir plusieurs, réfléchis, pratique et vois ce qui te fait avancer avant de choisir.

      Et comme un guerrier, soit indécourageable.

      J’espère t’avoir aidé, n’hésite pas à revenir vers moi pour me tenir au courant.
      Amicalement.
      Pascal.

  3. Musashi a dit :

    Génial, merci.
    Je suis les enseignements d’un maître depuis 2 ans et j’ai toujours eu peur de m’engager parce que je ne voyais pas l’intérêt.
    Ces histoires d’initiations aussi que je lisais dans des livres ou dont on me parlait, je ne voyais pas l’intérêt. Pourquoi cacher des choses ou éprouver un débutant ?
    Cela devient évident en lisant cet article.
    C’est pareil dans toutes les activités finalement, on ne peut y arriver que si on s’engage vraiment. Ca a l’ait tellement simple dit comme ça, mais j’ai toujours hésité. je crois qu’il faut que je repense à ma façon de vivre les choses.
    Ca m’a fait un choc.
    Merci encore.

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Il n’y pas de quoi.
      Et c’est vrai, c’est valable pour tous les aspects de la vie, mais cela ne veut pas dire qu’il faille s’engager avec n’importe qui n’importe comment.
      Une phase d’observation mutuelle peut être salutaire, ne serais-ce que pour éviter les sectes ou les gens mal intentionnés… et après il faut y aller.

      Bonne chance à toi Musashi.

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