Mandala

La méditation, niveau 2

Aujourd’hui nous allons continuer notre initiation à la méditation en ajoutant la visualisation.

Nous sommes toujours dans un type de méditation axé sur la concentration, les bienfaits sont très grands et les détentes physique et mentale qui en découlent sont très importantes.

Visualisation d’un objet.

La visualisation peut prendre n’importe quel objet neutre comme support.

Qu’est-ce qu’un objet neutre ?

C’est un objet qui n’est pas chargé d’une signification négative ou positive.

Par exemple, une fleur est un objet neutre.
Une arme, une image démoniaque, sont des objets négatifs.
Un crucifix, un Bouddha, un symbole religieux sont des objets positifs pour qui leur prête une signification vertueuse.

On parle bien de signification, un objet en lui-même n’est ni positif ni négatif,

sauf s’il a servi à des pratiques spéciales qui sortent du cadre de notre article.

Si vous débutez la méditation, prenez un objet neutre. Plus tard, vous pourrez prendre un objet positif, mais s’il s’agit d’une divinité, comme un Christ ou un Bouddha, attendez encore un peu que j’aborde les parties spécifiques à ces méditations.

Dans aucun cas, c’est à dire jamais, n’utilisez d’objet négatif !

Méditation de la flamme

Dans notre cas, nous allons prendre une bougie, cela peut être une chandelle, ou une lampe à beurre, mais il faut une flamme qui puisse être bien droite et lisse.

La technique particulière de visualisation d’une flamme telle que nous allons l’aborder est unique, elle fait partie de ma propre expérience et je ne l’ai transmise jusqu’à ce jour qu’à mes élèves directs. Nous allons voir en quoi, elle diffère d’autres techniques de visualisation.

Avant de débuter la séance proprement dite, prenez devant vous votre bougie allumée et observez la un moment, il faut être particulièrement attentif à la flamme.

Nous allons reprendre la même posture que la dernière fois, après avoir fait les différentes étapes préliminaires qui ont été décrites, qui sont les mêmes pour la préparation à toute méditation.
( Voir les bases de la méditation).

Préparation et visualisation

Nous commençons par notre exercice habituel sur la respiration, en faisant 7 respirations complètes, puis une pause.

Conservez l’etat de calme et d’attention obtenu et ouvrez les yeux (si ce n’était pas déjà fait) et observez votre bougie avec ces mêmes calme et attention. Pendant ce temps, votre respiration reste lente, profonde, comme elle l’était durant la concentration sur la respiration.

Il faut graver dans votre esprit l’image de cette bougie, en tant qu’objet dynamique, c’est à dire que ce ne doit pas être une photographie mais bien une image « vivante » avec la flamme qui bouge légèrement.

vous devrez voir distinctement dans votre esprit le reflet de la petite mare de cire à la base

de la mèche, la lumière qui rend certaines parties de la cire translucides, etc..

Inspirez à fond, sans forcer, puis expirez doucement par le nez en fermant les yeux.

La persistance rétinienne va vous laisser une tache correspondant à la flamme de la bougie.

Oubliez cette perception visuelle et superposez l’image mentale de la bougie. Elle doit être parfaite, lumineuse, détaillée.

Gardez le rythme de votre respiration et agrandissez la flamme de la bougie pour l’allonger verticalement sans exagérer, il faut qu’elle reste crédible.

La flamme est nette, haute et lumineuse.

Un secret dévoilé

Voilà le point important et spécifique de cette méditation.

Identifiez maintenant votre concentration à la flamme de la bougie.
C’est à dire que la bougie va devenir le tableau de bord de votre concentration.

La netteté de l’image et sa clarté vont représenter la clarté de votre concentration.

La flamme doit être lisse et droite : elle va représenter la qualité de votre méditation. Si votre concentration faiblit, la flamme sera moins nette, moins lumineuse. Plus important : si votre concentration est perturbée, par la distraction ou des pensées ou émotions parasites, la flamme oscillera comme sous l’effet d’un courant d’air.

Si c’est la torpeur qui vous atteint, la flamme diminuera en hauteur comme si la bougie allait s’éteindre, faute de carburant.

Lorsque votre image mentale est nette, essayez de la conserver le plus longtemps possible.

La notion de clarté est très importante en méditation, pour le moment, ce sera la netteté de votre image et sa luminosité. Plus tard, nous verrons que la clarté est aussi un état mental, une qualité de perception.

Il vous faudra sûrement plusieurs séances pour obtenir une image nette, claire et lumineuse. Plusieurs séances pour sentir la synchronisation de la flamme avec votre qualité de concentration. La flamme oscillant en fonction de votre distraction, ou restant longue, régulière et nette en fonction de la clarté de votre méditation.

Si vous forcez trop votre concentration, l’excès d’énergie fera trembloter la flamme comme si elle brûlait trop fort.

Agir visuellement sur la qualité de sa concentration

Avec quelques séances, cette flamme va vous permettre d’avoir un véritable indicateur de concentration.
Il arrivera alors un moment où en agissant sur l’image mentale, vous agirez simultanément sur votre concentration, créant ainsi une relation bidirectionnelle entre concentration et image mentale.

Votre flamme diminue ? agrandissez-la et rendez-la plus lumineuse : votre torpeur s’envolera.
Votre flamme oscille ? gardez-la droite : votre distraction s’évaporera.
Votre flamme tremblotte vers le haut ? ramenez-là à une flamme calme et droite : votre excitation se dissipera et le calme et la maîtrise reviendront aussitôt.

Terminez vos premières séances par une concentration sur la respiration.

Celle-ci devrait être plus claire et de meilleure qualité.
Comptez vos respirations comme d’habitude, et restez en méditation jusqu’à ce que votre concentration faiblisse un peu.

N’oubliez pas les pratiques finales, en dédicaçant vos efforts et vos réussites, puis profitez, de ce moment de calme, rangez vos affaires, votre vraie bougie, et récompensez-vous.

Lorsque ces étapes seront effectuées parfaitement, vous pourrez vous passer de votre vraie bougie, l’image mentale suffira.

Encore plus loin

Lorsque vous arriverez à invoquer votre image mentale « flamme-indicateur » sans difficulté, vous vous rendrez compte que l’accès à l’état méditatif sera beaucoup plus rapide, voire presque instantané.

Dans un prochain article, nous verrons comment aller encore plus loin en faisant évoluer cette technique.

Pour le moment, entraînez-vous tous les jours, et ne négligez pas les phases de préparation et de dédicace.

N’hésitez pas à me laisser des questions ou à me faire partager vos expériences en commentaires.

A très bientôt.

La flamme de la méditation

7 commentaires pour La méditation niveau 2

  1. Claude a dit :

    Habitant la région parisienne et étant comme beaucoup très occupé par mon travail, j’apprécie de participer chaque semaine aux séances de méditation organisées par Pascal, dans son cabinet. Avec ses connaissances et son expérience nous avançons peu à peu notre pratique de méditant, pour ma part, apaisement de l’esprit et détente du corps me permettent d’être plus serein, pour faire face au quotidien de la vie parisienne. Je conseille et recommande ce cours. Claude

  2. Michel a dit :

    Bonjour Pascal
    je reviens vers toi après avoir lu cet article . Comme je te l’ai déjà dit precedement , je n’arrive pas à visualiser, même une bougie et prefere donc me concentrer sur ma respiration .
    Là après avoir lu ton article, je me demande dans mon cas, quel est le signe d’une « bonne » concentration. (une concentration qui ne soit pas trop faible), Est ce la fréquence de mes pensées? Pour moi la concentration se relache quand les pensées arrivent, meme quand je compte… et puis se succedent ,

    et en ce moment j’essaye donc d’observer en + de la respiration, mon esprit et quand surgit une pensée de la stopper le + vite possible en revenant à l’inspire/expire, et il se passe souvent 3 ou 4 respirations avant que je ne le réalise. Il me faut donc réduire ce nombre de respirations… est ce une bonne direction?

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Bonjour Michel,
      Je réponds un peu tardivement car j’ai été pas mal occupé.
      Dès que des pensées parasites surgissent, la concentration est stoppée. Ce que tu fait pour reprendre la concentration, en revenant à ta respiration, est la bonne méthode. Il ne faut pas se juger négativement sur cela. Les débuts (qui peuvent parfois durer des mois) sont toujours entrecoupés. Ce n’est pas grave car avec la pratique, et l’énergie, ces perturbations vont s’estomper en puissance, puis en fréquence, jusqu’à ce que tu puisse garder ta concentration plus de 5 à 10 minutes d’affilée.
      Si cela semble peu, c’est en fait une vraie victoire car à partir de ce moment là, tu auras passé un cap qui te permettra de garder ta concentration le temps voulu, et tu pourras passer alors sur une autre phase pour en développer la puissance. Mais nous n’en sommes pas encore là.
      L’un des obstacles qui produit les pensées parasites peut être de trop grands efforts. Si l’énergie que tu mets dans ta concentration est trop faible, la torpeur se manifeste et peut donner l’illusion d’une bonne concentration sans pensée parasite… sauf que la clarté de la concentration n’est pas là, et que l’objet même disparaît aussi.
      Si tes efforts sont trop intenses, l’ensemble de ton esprit est sollicité, y compris en dehors du champ de l’objet de concentration, et les pensées parasites surviennent sans cesse.
      Il faut trouver l’effort juste, comme la corde d’un instrument ne doit être ni trop lâche ni trop tendue, comme un funambule doit avoir des mouvements précis, mais sans mouvement, il tombe, et à trop s’agiter ou être trop tendu et crispé aussi.

      L’aspect « clarté » de la concentration est très important. C’est lorsque l’objet choisi, ta respiration par exemple, devient parfaitement clair et défini, et que tu peux le garder à l’esprit sans perturbation. Le terme clarté ne représente pas une lumière (sauf si cette lumière est dans l’objet choisi) mais la netteté avec laquelle tu peux évoquer l’objet. C’est le contraire d’une photo floue, ou trop sombre, ou avec trop de grain qui parasite l’image. Pour toi, c’est comme un son parfaitement clair, donc pur, sans bruits parasites, parfaitement localisé.

      Je te souhaite bon courage. Et bonne continuation. Dans l’énergie permettant de faire toutes choses sans découragement, il y a l’enthousiasme. En développant cet enthousiasme, tu pourra progresser continuellement.

      Amitiés.

  3. Patrick Masson a dit :

    Méditation et sensations :
    Au fil des méditations, j’ai pu observer différentes sensations :

    À chaque séance :
    Impression de légèreté , de flottement ,d’être de plume (notre corps est si fluide),
    un sentiment de bien être, d’apaisement, (rythme cardiaque au ralenti)

    De temps en temps :
    Sensation de passage par :
    Les quatre éléments: L’eau,(de notre corps), le feu, (notre température), l’air, (le souffle de notre respiration),la terre,( l’ancrage au sol et le poids de nos os)

    Rythme cardiaque accéléré puis au ralenti :
    La respiration se modifie plusieurs fois lors d’une séance de méditation.

    Netteté de l’esprit ou (pleine conscience?) c’est l’effet le plus étrange
    être là, ici et maintenant

    Parfois l’image d’un tourbillon comme ci on allait au plus profond de notre esprit parfois un trou noir, qui peu à peu devient éclaircie.

    D’autres manifestations :
    les oreilles qui se bouchent, des frissons dans le dos,une intense chaleur,
    et surtout à chaque fin de méditation une énergie étonnante et l’envie de recommencer.

    Je pratique la méditation assise, en tailleur et en marchant.

    • Pascal Bonnerue a dit :

      Merci beaucoup pour ton commentaire riche et détaillé.

      Effectivement, la méditation bien menée produit un ensemble de sensations différentes.
      C’est très bien aussi d’être attentif à son rythme cardiaque.
      Il m’est difficile de répondre à toutes ces manifestation dans les commentaires, et je me rends compte qu’il est temps que j’écrive un article spécifiquement sur ce sujet.

      Lorsque j’anime une séance de méditation, et que ces manifestations surviennent, je suis présent et je peux en parler immédiatement et diriger le pratiquant en fonction de cela. C’est vrai que sur internet, je ne suis pas à côté de vous et pourtant il est important d’en parler parce que lorsque l’on pratique sérieusement la méditation, ces sensations se produisent toujours.

      Merci donc pour ton intervention, et très prochainement, un article ou une série d’articles détailleront ces manifestations.

  4. Patrick Masson a dit :

    Bravo pour la mise en route de ton site !
    Les explications sont claires, un « novice en méditation » peut
    commencer et apprécier une séance de méditation.
    Patrick

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