Mandala

Le second pilier : la connaissance.

En fait, ici le terme connaissance regroupe plusieurs choses :

  • La réflexion sur les domaines abordés.
  • Les connaissances acquises par l’étude ou l’expérience
  • La compréhension des phénomènes et des concepts
  • Le savoir, qui regroupe tout cela avec la compétence qui permet d’utiliser ces connaissances naturellement, sans avoir à les réviser, parce qu’elles seront évidentes.

…Et, dans le domaine spirituel, il y a :

  • la « réalisation », dont je parlerai dans un autre article.

Connaissance ou Sagesse ?

J’ai toujours hésité à donner le nom de connaissance à ce pilier, le vrai terme pour le désigner est « la sagesse ». Mais le terme « sagesse » a acquis de fortes connotations religieuses, ou donne une image plus proche de l’expérience acquise par un vieil ermite.

Plus de la moitié de mes élèves, même s’ils étaient intéressés par les aspects spirituels de la conscience et de la méditation, étaient réticents en ce qui concernait un dogme religieux.

J’ai donc décidé de remplacer « sagesse » par « connaissance », en étendant sa définition.

La connaissance va permettre de comprendre comment fonctionne l’esprit, et les aspects mis en œuvre dans la méditation.

Sans l’aspect connaissance, il n’y aura pas d’accroissement de la conscience, pas d’ouverture de l’esprit.

Vous pourrez méditer et acquérir des qualités importantes, telles que le calme, la concentration parfaite, le contrôle de votre corps et de vos émotions, ne plus subir de peurs, ne plus être affligé, etc..

Utile tout le temps

Mais là où l’exercice de la connaissance est indispensable, c’est pour ouvrir son esprit, le connaître, être capable d’évaluer vous-même votre progression, acquérir des sens plus aiguisés et une intelligence plus vive.

De plus, le développement de la connaissance est utilisable dans tous les domaines de la vie, pas seulement les domaines spirituels

mais partout où il sera nécessaire de comprendre mieux et plus rapidement, et d’acquérir de nouvelles compétences.

Enfin, le plus important, c’est la connaissance qui vous rendra capable de reconnaître une véritable expérience méditative sans la confondre avec un état négatif voire une hallucination.

Connaître pour éviter les erreurs

Par exemple, dans une concentration parfaite, l’esprit n’est plus perturbé par d’autres images ou pensées parasites. Beaucoup de pratiquants de la méditation pensent avoir atteint ce stade car l’état obtenu correspond parfaitement à cette définition.

Mais beaucoup se trompent, en confondant torpeur de l’esprit avec concentration.

Le problème étant que cette torpeur à des effets négatifs sur l’esprit, et sans la connaissance et sa capacité de comprendre les mécanismes de l’esprit, le méditant dirige ses efforts dans une mauvaise voie qui fera régresser sa conscience au lieu de la faire progresser.

Nous étudierons ces aspects importants dans de prochains articles.

Revenons à la connaissance telle que nous l’avons définie point par point.

La réflexion

Cet aspect est à la base de toute connaissance, il permet l’acquisition de savoirs justes. Dans les traditions occidentales, la réflexion approfondie est définie à elle seule sous le terme de méditation.
Il y a des règles et des savoirs-faire particuliers qui permettent de mener une vraie réflexion, chez les grecs anciens, la réflexion était l’outil principal de compréhension du monde.
Reposant sur la logique et l’analyse, la réflexion à permis à Democrite d’imaginer une matière faite d’atomes,

et à Aristarque de Samos de découvrir 1800 ans avant Copernic, que c’etait la terre qui orbitait autour du soleil et non l’inverse. Les Mathématiques pures se sont développées grâce à la réflexion. Les philosophies ont toutes émergé de penseurs qui savaient utiliser l’outil puissant de la réflexion.

Sur ce site, nous aborderons la façon de mettre en œuvre une réflexion juste, et nous aborderons aussi de nombreux sujets de réflexion.

Les connaissances acquises par l’étude ou l’expérience

C’est le sens commun du mot connaissance.
Les connaissances sont acquises principalement de deux façons.
Intellectuellement, comme résultat de l’étude, de déductions suite à des réflexions.
Par imprégnation, par imitation des autres, comme le font les bébés, ou par expérience en vivant pleinement l’instant et en le reliant à notre conscience.

L’acquisition par l’expérience seule permet de se transformer, mais pour trouver le chemin, la connaissance intellectuelle est précieuse.
Cette imprégnation s’apprend, ou plutôt se réapprend, car c’est notre seule façon d’apprendre pendant nos premières années de vie, et ceux qui connaissent les enfants savent à quel point ils sont compétents dans ce domaine. Ce qui démontre la force de l’imprégnation.

La compréhension des phénomènes et des concepts

La compréhension va plus loin que la connaissance acquise. Elle permet de savoir comment fonctionnent les différentes composantes de l’univers que nous percevons, ou de celui que nous concevons.

La compréhension va de pair avec la notion d’intelligence, alors que la connaissance acquise fonctionne avec la mémoire. Là encore, un prochain article vous en dira plus sur ces deux notions qui se soutiennent l’une et l’autre.

Le savoir

Le savoir est l’étape qui finalise la connaissance. Par ce terme, on entend qu’une connaissance devient indissociable de l’esprit de celui qui la possède.

Cela devient une compétence intellectuelle, la vision que l’on a du monde passera forcément par le filtre d’un esprit « coloré » par cette connaissance qui ne réclamera plus d’effort de rappel,

qui s’exprimera sans difficulté.

Comme exemple répandu de savoir, à notre époque, je cite souvent la rotondité de la terre. Plus personne en occident ou en orient n’imagine un monde plat, et quand on explique les fuseaux horaires à n’importe qui, son savoir de la terre ronde lui permet de comprendre très facilement cette notion.

la réalisation

J’ai dit plus haut que j’aborderai cette notion dans un autre article.
Pour regrouper notre définition de la connaissance avec cette étape supplémentaire de la réalisation, que l’on trouve dans les traditions bouddhistes et hindoues, j’emploierai sans hésiter le terme de sagesse.

Pour vous donner un aperçu, la réalisation est un peu comme le savoir que nous avons défini plus haut, mais elle imprègne plus que l’intellect, elle imprègne également tout le continuum mental de la personne et se retrouve donc dans des incarnations futures.

Voilà, brièvement survolés, les différents aspects de la connaissance, deuxième pilier de l’éveil de la conscience.
Le prochain article traitera de l’activité, premier pilier, et clôturera cette présentation du site en quatre points.
Les futurs articles nous feront avancer pas à pas sur le chemin du contrôle de notre mental, et du développement de notre conscience en utilisant simultanément les trois piliers à travers des sujets très variés.

À très bientôt.

2 commentaires pour Le second pilier : la connaissance

  1. Alexis a dit :

    Bonjour,
    Tombé sur votre site en faisant des recherches sur la relation respiration/méditation, je parcours vos articles et les trouve très intéressants ! Ils soulèvent beaucoup de points sur lesquels je me posais des questions auxquelles je trouve maintenant certaines réponses.

    Merci pour le travail de synthèse sur votre savoir ainsi que pour le partage !

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