Mandala

Les émotions.

Lors de la précédente séance de méditation, vos pensées ont sans doute été en partie maîtrisées. Votre souffle était régulier, votre posture impeccable, et pourtant, pour certaines ou certains d’entre-vous, une perception mentale particulière venait vous perturber.

Ce pouvait être de l’impatience, de l’irritation, voire de l’appréhension, ou au contraire de la joie.

Que sont les émotions ?

Ces états font partie des émotions, il y en a de toutes sortes et comme souvent, le langage classe des choses proches mais différentes sous la même dénomination.

Les émotions sont perçues au niveau mental, elle font donc partie de notre fameux sixième sens. Comme les autres perceptions du mental, elles interagissent avec les cinq différents types de perception que nous avons déjà vus.

La particularité des émotions, c’est qu’elles surgissent de couches très basses de l’esprit,

ce que certains nomment « le cerveau reptilien » ces couches profondes sont très peu intellectuelles et interagissent avec notre corps au niveau le plus grossier.

Le type d’émotion ressenti et son amplitude vont déterminer notre capacité à la percevoir au niveau conscient, puis intellectuel où les émotions vont repartir dans les filtres de nos perceptions mentales pour être rationalisées.

Je vous parlerai de ces mécanismes de rationalisation dans un autre article.

Mental ou physique ?

Quand on prend conscience d’une émotion, celle-ci est déjà passée par plusieurs étapes inconscientes, elle a provoqué des changements physiques que vous ressentez de façon indissociables de la perception mentale.

Par exemple, la crainte va augmenter votre rythme cardiaque, libérer des hormones telles que l’adrénaline, qui vont vous donner un esprit plus alerte tout en bloquant les mécanismes de réflexion, et la capacité de fuir un danger ou de le combattre en favorisant alors l’agressivité.

Le cœur accélère et vous ressentez une tension dans la poitrine, ainsi qu’une impatience physique qui vous prend aux tripes en contractant les abdominaux, ce qui s’accompagne d’une redistribution de la pression

sanguine des viscères vers les membres.

Vous ressentez aussi la crainte en tant que perception mentale de cette émotion, et les effets physiques indissociables, en même temps, dans une même grande sensation.

Un peu comme nous percevons le jaune comme une couleur distincte alors que l’œil en est incapable puisque ce sont les cônes verts et rouges de la rétine qui sont sollicités pour percevoir du jaune.

La différence avec l’œil c’est qu’avec un entraînement à la méditation, nous pouvons agir sur notre esprit et faire la distinction entre les sources physiques et mentales, puis entre les perceptions mentales elles-mêmes.

Continuons d’observer nos émotions.

Un effet d’emballement se produit, et selon votre contrôle mental, ou votre taux d’hormones libérées, l’émotion peut être plus ou moins forte, voire échapper à tout contrôle.

Nous ne sommes pas que de purs esprits, notre niveau physique intervient dans les processus

mentaux, et nous voyons que le cerveau n’est pas seul à intervenir comme organe de l’esprit.

Pourtant, c’est ce que l’on entend partout autour de nous, mais heureusement que la science avance aussi dans ce domaine et élargit ses points de vue.

Alors, faut-il combattre les émotions ?

Oui et non, comme nous l’avons vu, une émotion est quelque chose de complexe, à la fois mentale et physique, ce qui signifie que les émotions non contrôlées peuvent à la longue provoquer de vraies maladies physiques, voire mentales.

Mais contrôler ses émotions en les combattant, peut provoquer le même genre de désordre, pire, cela peut nous priver d’une capacité de percevoir un état de danger par exemple, et nous y exposer en nous privant de la réaction appropriée.

Que faire ?

Il faut contrôler mais pas combattre.

Je vais utiliser une analogie que ceux qui côtoient les animaux comprendront sans doute mieux.

Vos émotions sont un chien de garde et votre esprit conscient en est le maître.

Vous avez grandi ensemble, le chiot est adorable, et vous, vous êtes protégé par vos parents.
Quand le chiot fait ses dents ou grogne, vous pleurez ou faites une colère, mais vous êtes petit, et le chiot est inoffensif.

Maintenant vous êtes grand. Certains on laissé leur chien grandir, devenir fort, sans l’élever, en lui passant ses caprices.

Ces gens là sont esclaves de leurs sens, de leurs envies, de leurs pulsions, et ils trouvent toutes les excuses pour justifier que c’est normal, naturel et sont même parfois assez fiers

de leur chien fou, jusqu’à ce que celui-ci les morde, et encore, cela n’est pas suffisant pour qu’ils aient la volonté de réagir.

Vous, par contre, vous avez décidé de dresser votre chien de garde.

Les émotions : du bon chien au loup féroce

Choisir entre bon chien et loup féroce

Acquérir de nouveaux sens

Même s’il a été mal élevé, il n’est pas trop tard pour lui apprendre à obéir, c’est juste un peu plus difficile.

Vous finissez par avoir un bon chien, qui vous aide et vous protège. Un chien dont vous pouvez prévoir les réactions parce que vous le connaissez bien et le traitez avec bienveillance.

Si quelque chose d’anormal se passe, votre chien dresse les oreilles, grogne ou prend une posture que vous savez être le signe d’un événement anormal ou différent.

Votre chien perçoit des choses que votre conscient ne perçoit pas. Du coup, il devient réellement un sixième sens dans sa définition occidentale.

Contrôler n’est pas supprimer

Lorsque vos émotions sont maîtrisées, vous les ressentez toujours. Elles vous donnent plus de clarté, vous alertent, et étendent vos capacités au lieu de les restreindre.

C’est cela le contrôle des émotions. Et pour y parvenir, il faut aussi les trois piliers de l’éveil de la conscience, puisque ces piliers sont des méthodes permettant de contrôler de son esprit.

Dans un prochain article, nous verrons les différents types d’émotions, ainsi que l’approche bouddhiste de leur existence et de leur contrôle.

Je fais souvent référence au bouddhisme, parce que cette philosophie à développé une véritable compétence dans l’étude de l’esprit.

Mais mes articles s’adressent à tous, qu’elle que soit votre religion ou votre absence de religion, les approches que je développe s’adressent à vous de la même façon.

Ces articles reposent sur des expériences réelles, des études faites par des scientifiques et des philosophes, et vous proposent de vraies méthodes pour vous donner les clés de la maîtrise de votre esprit.

À très bientôt.

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